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EOLIEN OFFSHORE  : L’HEGEMONIE NUCLEAIRE MAINTIENT LES RENOUVELABLES A LA MARGE

jeudi 10 février 2011

Alors que la Grande Bretagne a déjà installé 1 300 MW d’éolien en mer, la France très en retard vient enfin, par la voix de Nicolas Sarkozy, de décider un programme d’installation de 3 000 MW de puissance avec 600 éoliennes.

Le président français a déclaré à St Nazaire que c’était un premier investissement de 10 milliards d’Euros pour produire de l’énergie décarbonée, créer une nouvelle filière industrielle verte et développer des milliers d’emplois en France. Il a aussi ajouté que pour financer ce programme, la contribution au service public de l’électricité (CSPE) sera relevée entre 2015 et 2020 par un montant représentant 4% de la facture des ménages en 2020, soit environ 25E par ménage et par an.

Dans ces deux citations du président Sarkozy, la communication est très ciblée : Premier élément : la France parle d’énergie décarbonée et non plus d’énergie renouvelable. Comme par hasard d’après une déclaration de Romano Prodi, Nicolas Sarkozy et Silvio Berlusconi s’apprêteraient à demander à leurs homologues lors du Conseil européen du 4 février 2011 : « L’intégration du nucléaire, dans les objectifs de l’Union en passant du concept d’énergie renouvelable à celui d’énergie décarbonée ». Le nucléaire bénéficierait ainsi des aides attribuées habituellement aux énergies renouvelables. Second élément : sous la pression de l’Europe, des industriels et du Grenelle et après de multiples tractations, le gouvernement français a été contraint de décider le démarrage de l’éolien offshore, mais aussitôt il n’oublie pas d’indiquer que les consommateurs vont payer par l’augmentation de la CSPE. C’est expliquer à la population que les énergies renouvelables sont contraignantes et coûteuses.

Le président a d’ailleurs tenu à préciser qu’il demeurait un apôtre du nucléaire et qu’il continuerait à investir massivement dans cette énergie. C’est tout le contraire des propos tenus récemment par Barack Obama, qui vient de rappeler que « les Etats-Unis vont cesser de subventionner les énergies du passé » (fossiles, fissiles, retrait du programme de fusion ITER) pour subventionner les énergies d’avenir (renouvelables).

Le gouvernement français utilise les énergies renouvelables dans sa communication parce qu’elles sont populaires mais se refuse à leur offrir la part qui devrait leur revenir dans le mix énergétique et prend différentes mesures pour qu’elles restent marginales (CF amendement Ollier sur l’éolien terrestre). Il n’utilise pas le développement durable comme un levier, mais comme une contrainte. Avec 75 à 80% de l’électricité produite par le nucléaire la situation est bloquée et les renouvelables étouffées. Ce n’est pas un hasard si les Allemands qui ont mis un coup de frein sur le nucléaire, sont si en avance pour le développement des filières éoliennes et photovoltaïques.

Alors, plus que jamais la France a besoin d’un véritable débat démocratique sur l’énergie et une transparence totale (le nucléaire ne doit plus être un sujet tabou). Dans les divers scénarios énergétiques des pays étrangers, le coût du MWh nucléaire approche les 70E, certaines études le placent plus cher que le MWh éolien ! A quand l’apparition du surcoût nucléaire sur la CSPE de notre facture d’électricité ?

Aujourd’hui en France, la politique énergétique est à la croisée des chemins : Soit nous poursuivons comme avant avec une industrie nucléaire centralisée, de plus en plus omniprésente, une voie risquée sans issue et une dette colossale pour les générations futures qui hériterons du démantèlement des centrales et de la gestion des déchets radioactifs (260 milliards d’Euros pour le démantèlement d’après les Britanniques). Soit nous nous lançons dans une vraie perspective d’avenir d’économie d’énergie et de développement massif des renouvelables avec une plus grande autonomie des territoires et une plus grande efficacité énergétique. Cela passe aussi par un basculement des crédits de recherche, qui sont toujours majoritairement affectés au nucléaire.

Les différents évènements en Afrique aujourd’hui fragilisent encore un peu plus l’extraction de l’uranium au Niger, qui n’est ni un gage d’indépendance énergétique, ni un élément de développement durable.

La France est pourtant le pays européen qui a le meilleur potentiel de ressources renouvelables énergétiques (Biomasse, hydraulique, éolien, solaire…) Mais il lui manque l’essentiel : la volonté politique.

Nous avons déjà manqué l’objectif de 21% d’électricité renouvelable 2010 (nous sommes à 15.5%). Partis comme nous sommes, nous allons aussi à l’échec sur l’objectif 2020. Nous avons aujourd’hui 5 500 MW éolien installés et il nous reste 10 ans pour parvenir à l’objectif de 25 000 MW en 2020. Il faudrait donc installer 2 000 MW par an en moyenne, alors que nous avons toutes les peines du monde à installer 1 000 MW ! Pourtant dans de nombreux territoires, les élus et les citoyens s’activent pour faire émerger des projets, mais la politique et la législation doivent changer profondément pour les valider et amorcer cette révolution énergétique indispensable à l’ensemble de la planète.

Michel Lemosquet mail

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