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Nucléaire : le retour de la pensée unique

mercredi 5 septembre 2012

La récente déclaration d’Arnaud Montebourg sur l’énergie nucléaire (Energie d’Avenir), n’est pas vraiment un hasard à l’aube de la conférence environnementale. Le lobby de l’atome réaffirme à cette occasion ses exigences et l’interprétation par le ministre du redressement productif relayée par Manuel Valls, ministre de l’Intérieur, est un très mauvais signal sur le contenu de la transition énergétique promise par le Président de la République François Hollande.

Energie pas chère, Energie moderne, Energie propre !

C’est un véritable copié-collé du discours maintes fois tenu par Nicolas Sarkozy. C’est particulièrement mal venu à un moment où les récents bilans de Fukushima sont pires que tout ce que l’on pouvait imaginer : De la mutation génétique des papillons au potentiel démentiel de matières hautement radioactives dans la piscine du réacteur n°4 ; le monde a les yeux fixés sur le Japon.

Le président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone, a cru bon d’accompagner le mouvement en déclarant qu’en 2025 le nucléaire représentera toujours au moins 50% de l’Energie et que c’était considérable. Encore une fois, nous sommes dans la caricature… Combien de fois faudra-t-il encore répéter que l’électricité ne représente que 22% de l’énergie en France et que le nucléaire, qui représente 75% de notre électricité, ne représente que 17% de l’’énergie. Par conséquent, 83% de la réponse à la question énergétique se situe en dehors du nucléaire ! En outre, il n’est pas inutile de préciser que la consommation de pétrole par habitant français est supérieure à celle de nos voisins allemands engagés sur une sortie du nucléaire mais aussi sur une réduction des consommations. L’avenir aujourd’hui est à la transition énergétique, qui conjugue à la fois les économies d’énergie, l’efficacité énergétique et le développement des énergies renouvelables. Or l’état du développement des énergies renouvelables est particulièrement préoccupant : avec la multiplication des contraintes administratives, mises en place par le gouvernement Fillon, et votées par le parlement dans le cadre de la loi grenelle 2 du 12 juillet 2010, c’est le massacre des différentes filières.

La filière photovoltaïque a explosé après la valse des tarifications de rachat. La filière éolienne appelle au secours, car les résultats du 1er trimestre 2012 viennent de tomber et sont catastrophiques. Seulement 215 mégawatts ont été installés contre 340 en 2011 et 500 en 2010. L’objectif grenelle 2 pour 2020, fixait le seuil de 19000 mégawatts éoliens terrestres et 6000 mégawatts off shore. Nous sommes très très loin avec 0 MW offshore et seulement 6 800 MW terrestres !

  • Le nombre de cinq mâts minimum par projet,
  • La procédure ICPE,
  • La remise en cause des contrats de tarif d’achat par le Conseil d’Etat,

Les recours quasi systématiques au tribunal administratif, posés par des anti éoliens bien managés par les promoteurs de l’atome, mettent en difficulté de nombreux opérateurs. Le droit de l’environnement est paradoxalement devenu une arme de destruction d’une filière respectueuse de l’environnement et de notre santé : Un gâchis inacceptable contre lequel le nouveau gouvernement pourrait lutter sans attendre. Les solutions sont connues, peu coûteuses et rapides à mettre en place.

Avec plus d’un milliard d’Euros d’argent public, consacré à la recherche nucléaire chaque année, la France veut encore faire croire qu’elle a quinze ans d’avance technologique sur les autres pays de la planète, mais l’avance technologique en énergie ne se mesure pas au volume de déchets radioactifs en stock et l’écart se creuse avec les autres pays qui ont déjà engagé la transition énergétique.

Quant Monsieur Montebourg, nous cite AREVA, comme entreprise exemplaire, ilferait bien de méditer sur le fait que Siemens, entreprise allemande, se soit retirée du projet EPR franco/allemand, laissant à la France l’exclusivité de ce modèle qui n’en finit pas d’alimenter la chronique. Malgré ses compétences dans le domaine de l’atome, Siemens vient de décider de stopper toutes ses activités dans le nucléaire pour se consacrer exclusivement aux énergies renouvelables.

L’avenir nous dira qu’elle était la bonne stratégie industrielle.

Avant de prétendre être une énergie d’avenir, la filière nucléaire a le devoir de remédier aux risques de pollution majeurs et irréversibles sur les lieux des deux plus grandes catastrophes :

  • A Tchernobyl, en construisant au plus vite le sarcophage prévu mais à court d’argent !
  • A Fukushima en démantelant et sécurisant les réacteurs endommagés !

Les moyens à mettre en œuvre, les risques et le coût des ces opérations amèneront peut-être notre cher ministre à modifier son regard sur l’avenir énergétique et à considérer que le véritable avenir du nucléaire c’est le démantèlement.

Michel Lemosquet mail

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