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Quoi de neuf en production laitière ?

mardi 9 mars 2010

Y aurait- il corrélation entre l’hiver qui dure avec des températures basses et le niveau des prix bas à la production ? Et bien normalement non !

Le premier trimestre de l ‘année n’est pas la période où le prix du lait est le plus bas. Et pourtant, avec un objectif annoncé d’une moyenne à environ 289 € pour l’année 2010, ainsi qu’un resserrement des écarts entre les prix de printemps et d’été, les prix du premier trimestre devraient ne pas dépasser les 295 € en janvier et descendre à moins de 260 € pour mars 2010.

Surprenant quand on sait le bon niveau de prix des produits industriels qui restent toujours la principale référence pour la fixation du prix de base. Qu’en sera-t-il quand l’Union Européenne va remettre sur le marché les 200 000 tonnes de beurre et de poudre qui sont en stock. Les accords interprofessionnels de juin et décembre sont décidément mauvais, déséquilibrés et à l’avantage des industriels.

A l’occasion d’assises sur la sécurité et l’indépendance alimentaire organisées par l’UMP, des débats intéressants ont eu lieu en présence de représentant de la FAO, de l’OMC, Jean Luc DEMARTY, directeur général à l’agriculture à Bruxelles. Il faut noter également la présence de Marcel MAZOYER, des lobbys agro-céréaliers ORAMA et du ministre Bruno LEMAIRE.

J L DEMARTY a rappelé que les 4 Millions d’euros de soutien au marché avait permis de « maîtriser la crise laitière, aujourd’hui réglée » que « les prix vont s’équilibrer à 300-320 euros » et encore que « l’UE ne reviendra pas sur les quotas, mais il faut réfléchir à un nouveau cadre de régulation ».

Pas rassurant quand on sait que ce monsieur préside le groupe à haut niveau sur la question laitière, autour de la contractualisation, le pouvoir de négociation des producteurs, la transparence dans la filière. Mr MAZOYER a plaidé pour le développement et la protection de l’agriculture paysanne dans des marchés régionaux protégés. Il ressort des débats, une visible détresse des producteurs, une demande de baisse des charges, la nécessité de mettre l’agriculture dans le marché du carbone, le besoin d’aides alimentaires aux plus démunis, beaucoup de réserves sur les assurances (très coûteux aux Etats-Unis), et la contractualisation qui ne règle rien sans la régulation aux frontières. Il a même été évoqué l’idée de mécanismes pour maintenir les prix dans une fourchette acceptable.

La conclusion de ces assises faite par Bruno LEMAIRE a très vite évacué ces idées qui méritent débat et c’est fini en ce qui concerne les propositions sur la loi de modernisation de l’agriculture. Contractualiser, assurer, renforcer l’observatoire des prix, regrouper les producteurs.

Il y a bien un décalage entre le ministre et les préoccupations réelles des paysans, même avec les politiques de sa majorité. Plus que jamais la Confédération Paysanne doit continuer son combat et presser les élus de tout bord pour expliquer encore et encore les réalités que vivent au quotidien les producteurs et les situations de détresses humaines qui nous attendent.

Pierre MESSAGER, Porte parole régional

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