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RAPPORT OLLIER : Une nouvelle tentative pour flinguer l’éolien en plein vol !

lundi 12 avril 2010

Le rapport d’information parlementaire sur l’énergie éolienne, piloté par Patrick Ollier, député UMP, président de la Commission des affaires économiques à l’Assemblée Nationale, est pour le moins inquiétant. Le ton du rapport foncièrement anti-éolien rajoute tellement de contraintes réglementaires, qu’il deviendrait quasiment impossible d’installer de nouveaux aérogénérateurs dans notre région.

Face à ce travail de sape, il faut saluer la démission de Philippe Plisson, député PS de la Gironde, qui dès les premières réunions, avait senti que l’objectif de cette mission était de torpiller le développement de l’éolien en France.

La demande de schémas régionaux opposables, le minimum de cinq éoliennes et de 15 à 20 MW de puissance, la soumission des projets à la procédure ICPE (comme les installations polluantes type SEVESO), l’éventuel diminution de tarif de rachat sont autant d’éléments qui, ajoutés à ceux qui existent déjà (les plus contraignants d’Europe), visent à freiner considérablement le développement éolien terrestre, particulièrement dans l’ouest où le bocage et le l’habitat ne permettent pas la constitution de grands parcs.

C’est une véritable obsession chez Patrick Ollier, bien connu pour ses préférences à l’atome et qui ne manque pas une occasion de mettre des bâtons dans les pales.

Déjà, en 2005, son amendement cosigné par Serge Poignant, député UMP de Loire Atlantique et de Jean-Pierre Nicolas, député UMP de l’Eure, voulait exclure du rachat par EDF, le courant produit par les parcs inférieurs à 20 MW de puissance. Cette provocation avait mobilisé un grand nombre d’élus toutes tendances politiques confondues, ainsi que de nombreuses associations. Le sénat s’était opposé et avait proposé de nouveaux amendements débouchant notamment sur les ZDE (Zones de Développement Eolien). Avec la caution de Valéry Giscard d’Estaing plus soucieux de l’insertion des 3 000 éoliennes dans le paysage, que des 110 000 pylônes très haute tension, le lobby anti éolien poursuit sa stratégie pour faire avorter le programme éolien français de 25 000 MW de puissance pour 2020 dont 19 000 MW terrestres et 6 000 MW en mer.

L’éolien est pourtant incontournable pour parvenir à 23% d’énergie renouvelable en 2020, comme le fixe le Grenelle de l’environnement. C’est une attitude irresponsable qui tourne le dos au développement durable des territoires et qui condamne une activité très créatrice d’emplois, comme vient de le rappeler une étude menée par l’ademe et la branche éolienne du Syndicat des énergies renouvelables. Cent cinquante entreprises issues de secteurs industriels variés, viennent de manifester leur intérêt pour la fabrication de différents composants d’éolienne. Leur potentiel savoir faire dans la métallurgie, l’électronique, le génie électrique, l’aéronautique ou les chantiers navals est un atout considérable. Une dynamique industrielle collective pourrait se mettre en place pour aboutir à 60 000 emplois non délocalisables, en 2020. Mais pour cela, il faut vite donner une lisibilité politique qui n’existe pas aujourd’hui !

Dans ce pays d’exception énergétique où le nucléaire est hégémonique, la perspective que l’éolien représente 10 à 20% de l’électricité paraît insupportable à ceux qui ont déjà fait échouer la France dans son engagement à produire 21% de son électricité d’origine renouvelable en 2010.

Il n’y aurait rien de pire que de condamner l’énergie éolienne symbole du développement durable parce qu’elle est renouvelable, décentralisée, créatrice d’emplois et respectueuse de l’environnement.

La plupart des pays de la planète, hormis quelques pays bien plus tentés par le nucléaire pour des raisons plus militaires qu’énergétiques, développent l’éolien parce qu’il est économique et qu’il est une garantie d’une indépendance énergétique.

C’est maintenant aux citoyens, aux associations, aux différents élus de réagir et aux parlementaires de s’opposer à cette nouvelle tentative de condamnation de l’éolien qui sera présentée à l’Assemblée Nationale à partir du 4 mai prochain.

auteur : Michel Lemosquet

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