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APROCHIM : le collectif PCB 53 interpelle les élus

lundi 3 juin 2013, par animation53

Le collectif de surveillance "PCB 53" constitué de Terre et vie d’Anjou (l’association des paysans impactés), de la Confédération paysanne 53, de Entre Taude et Bellebranche (association locale environnementale) et de Fédération Environnement 53, s’est mobilisé Vendredi 31 mai devant le Conseil Général 53.

Objet de la manifestation

Interpeller les élus du Conseil Général sur le fait que l’usine continue de polluer malgré la surveillance et les contrôles : les premières mesures de pollution datent de plus de 2 ans et les dernières mesures sont toujours mauvaises.

Interpeller les élus du Conseil Général sur le fait que l’usine continue de polluer alors que le 18 avril 2013, la Préfecture a proposé au CODERST (Conseil de l’Environnement et des Risques sanitaires et technologiques) un projet d’arrêté visant à suspendre l’activité d’APROCHIM et les représentants du Conseil Général et ceux de la chambre d’agriculture 53 ont voté contre la suspension d’activité de l’usine : résultat du vote : 13 voix contre, 10 voix pour.

Interpeller les élus du Conseil Général sur le fait que l’usine continue de polluer alors que des animaux sont toujours sous séquestre, que la question des indemnisations des paysans impactés n’est toujours pas d’actualité, que la question des conséquences sur la santé des salariés et sur celle des riverains est toujours ignorée.

Une délégation reçue par Jean Arthuis

M. Jean Arthuis, Président du Conseil général accompagné de M. Laurent Jenno, directeur du service environnemental du CG 53 ont recu une délégation composée de M. Raphaël Bellanger, porte parole Confédération Paysanne, M. Joseph Gaudin, association Terre et Vie d’Anjou, M. Albert Badier, Fédération de l’environnement 53, M. Eric de Roquefeuil, association Entre Taude et Bellebranche.

Échanges sur la question de la pollution

  • M. Arthuis : Sur ce dossier la priorité est la santé humaine avant toute considération économique.
  • le collectif : ce que vous dites est contredit dans les actes puisque les élus du Conseil général ont voté pour la poursuite de l’activité de l’usine lors du dernier Coderst.
  • M. Arthuis : cette position tient au fait que les analyses et les contrôles sur les herbages, sur les rejets et sur les animaux sont encourageantes.
  • le collectif : nous contestons cette interprétation des résultats d’analyse, nous nous en sommes expliqué récemment dans une lettre ouverte à la préfète :
Word - 266 ko
lettre ouverte à la Préfète
  • J. Arthuis : l’entreprise est à l’arrêt depuis fin avril et ce sans doute jusqu’à fin juin. Suite à l’arrêté préfectoral du 16 mai, l’entreprise a trois mois pour fournir une réponse aux exigences demandées.
  • le Collectif : nous avons déjà connu cet épisode de trois mois avec le préfet Pilloton et que cela s’est transformé en deux ans !
  • M. Arthuis : l’industriel est à l’arrêt depuis fin Avril jusqu’à fin juin.
  • le collectif : cet arrêt n’est pas forcément lié à d’éventuels travaux mais plus simplement, comme l’année dernière, à la reconstitution d’un stock de transformateurs : une raison économique.

Échanges sur la questions des indemnisations

Un point est fait sur la situation du monde agricole (14 fermes impactées, 6 vente directes dont 4 à l’arrêt et 2 en forte perte de chiffre d’affaire, troupeaux abattus…)

  • M. Arthuis : les indemnisations ont été arrêtées à cause de procédures judiciaires engagées.
  • le collectif : seuls deux agriculteurs sont en procédures civiles et la médiation de l’hiver dernier a été rompue de façon unilatérale par Aprochim.
  • M. Arthuis : L’industriel doit faire face à ses responsabilités et ce n’est pas au CG d’y pourvoir. Je m’engage à contacter dès ce début d’après midi la direction d’Aprochim concernant ce sujet (ce qu’il a fait).
  • le Collectif : le CG est plus prompt à faire face aux dommage collatéraux qu’à aider les victimes. nous réitérons notre demande concernant l’exonération de la taxe foncière des riverains impactés. Les agriculteurs doivent être indemnisés, certains d’entre eux sont dans une situation dramatique.

Le collectif évoque des situations particulières et M. Arthuis prend note des noms.

  • M. Arthuis : la reconversion en culture peut-être une solution.
  • le collectif : ce sont des terres d’élevage et tout n’est pas retournable. L’enjeu est aussi le maintien de cette activité d’élevage de qualité (extensif, bio, ventes directes), et c’était d’ailleurs le thème du dernier colloque de l’UDI. Ce n’est pas aux victimes de s’adapter de façon définitive mais à l’industriel de respecter ses normes.



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