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Communiqué de presse

Conférence de presse : Sauvons l’élevage !

Mercredi 19 Septembre 2011

jeudi 20 septembre 2012, par Confédération Paysanne de Vendée

Nous publions ce dossier de presse à l’issue de la conférence de presse de rentrée de la Confédération Paysanne qui avait lieu ce mercredi 19 Septembre à La Roche Sur Yon. Y sont rapportées les analyses et les propositions présentées pour résoudre la crise de l’élevage.

Flambée des matières premières et hausse des charges. Les éleveurs victimes.

Les cours des matières agricoles flambent. Le chiffre d’affaires total des céréaliers français pourrait augmenter d’un milliard d’euros cette année. Mais cela ne profitera pas à toute la filière agricole estime Hubert Piveteau, porte-parole de la Confédération paysanne de Vendée  : « Le prix du soja a doublé en moins d’un an, ça va être dur pour les éleveurs qui en auront besoin pour nourrir leur bétail et qui sortaient d’une année 2011 déjà catastrophique. » Pour Christian Drouin secrétaire départemental de la Confédération Paysanne, « C’est la double peine pour les éleveurs. D’autant qu’ils sont les parents pauvres du système, puisque les aides européennes sont en majorité attribuées aux grandes cultures. L’élevage représente plus de la moitié des exploitations professionnelles en Vendée et des centaines de salariés. Les producteurs de porcs, volailles, viande bovine, voient fondre leurs revenus. Les nouveaux contrats d’approvisionnements doivent maintenant être passés à prix fort. Des emplois sont menacés dans le secteur de la transformation et plusieurs abattoirs sont en sursis » Hubert Piveteau ajoute : “Pour les productions laitières de vache et de chèvre cette hausse des coûts survient en même temps qu’une baisse des prix du lait.”

Dérégulation, libéralisation et mondialisation à l’origine des déséquilibres

Les producteurs Vendéens subissent les variations des hausses ou des baisse de production au niveau mondial (ex : sécheresses) et les variations de la demande. Ces fluctuations de marché ne sont plus contrôlées par les politiques agricoles Européennes : « abandon des mécanismes de régulation du marché et des politiques de stockage, spéculation sur les marchés à terme, concurrence des agrocarburants. Régulons vite contre la volatilité des cours ! » propose Hubert Piveteau. « Ceux qui spéculent aujourd’hui sur les céréales mondiales les vendent et les achètent des centaines de fois. sans régulation il y aura un recours massif aux importations et une hécatombe des éleveurs en France. » affirme Christian Drouin. Stéphane le Foll a annoncé une « pause » et ramené l’objectif pour les agrocarburants dans l’énergie utilisée par les transports de 10 à de 7%. Ce qui est au-dessus de la proposition de l’UE (5%), Les investissements et la défiscalisation sont prolongés jusque fin 2015 avec un baisse progressive annoncée à partir de 2014. Pour Christian Drouin ces objectifs de 5% pour l’UE ou de 7% pour la France ne sont pas souhaitables. « Nous ne voulons plus aucun agrocarburant dans les moteurs des voitures ! Les céréales doivent nourrir les humains et les animaux »

Des solutions politiques inadaptées

La Confédération Paysanne soutien les annonces gouvernementales qui vont dans le bon sens : « demande de renforcement des mécanismes communautaires de régulation dans le cadre de la réforme de la PAC, mise en place d’un plan protéines ambitieux. Nous attendons rapidement des actes. » Mais le plan d’aide du gouvernement n’est pas suffisant pour la Confédération Paysanne qui s’oppose à la mise en place du faux plan de “solidarité” céréaliers-éleveurs. Le 11 septembre 2012, l’AGPB et l‘AGPM ont confirmé l’engagement de création d’un fond de solidarité structurel céréaliers-éleveurs qui serait alimenté par une cotisation volontaire sur les céréales collectées pour un montant d’environ 100 millions d’E. « Ce n’est pas avec ça qu’on va sauver l’élevage ». Selon Hubert Piveteau ce plan est « une véritable “opération pièces jaunes” lancé par ORAMA (AGPM AGPB) et Xavier Beulin (FNSEA), monnayé auprès des céréaliers par la création de niches fiscales, et orienté à la demande d’ORAMA vers la concentration de l’élevage qu’ils appellent « modernisation » et le développement de la production d’énergie sur les fermes d’élevage (méthanisation, photovoltaïque) via des aides à l’investissement. » La Confédération conteste cette orientation imposée aux éleveurs et qui a été validée par le gouvernement. « Comme si l’élevage ne devait plus jamais rémunérer les éleveurs et comme si les élevages les plus fragiles pouvaient se permettre de faire des investissements aussi couteux. L’avenir de l’élevage n’est pas de produire de l’électricité, mais de redevenir rémunérateur » insiste Christian Drouin.

Pour une véritable politique agricole au service de l’élevage

Pour répondre à l’urgence, la Confédération réclame la mise en place rapide d’une taxe sur les céréales commercialisées, lorsque les prix dépassent certains seuils afin de soutenir les filières d’élevage. A moyen terme, la Confédération Paysanne demande un rééquilibrage des aides entre les agriculteurs. L’élan de générosité d’Orama ne sert qu’à dissimuler les disparités insolentes dans la distribution des primes PAC et la différence de revenus entre céréaliers et éleveurs. Christian Drouin précise : « Les prix des céréales ne sont pas choquant mais le montant des aides PAC, les DPU, n’est pas justifié pour les céréaliers en période de flambée des matières premières, cette rente de situation est insupportable. En Vendée, le rapport de 1 à 3 entre le revenu des éleveurs et des céréaliers risque de s’amplifier encore plus. Nous proposons un plafonnement des aides PAC à 45 000 € par actif. » La Confédération Paysanne défend aussi une meilleure répartition des marges au sein de la filière, « mais manifester contre les grandes surfaces ne va pas régler le fond du problème, cela fait plus 20 ans que la FDSEA nous appelle à manifester devant les grandes surfaces. Nous n’avons jamais rien obtenu. Cette répartition des marges ne doit pas non plus se traduire par une hausse des prix dans les supermarchés qui se ferait au détriment des consommateurs qui financent déjà via leurs impôts les aides de la PAC. Nous comprenons que cela pose un problème de pouvoir d’achat aux consommateurs. En Vendée beaucoup de personnes sont au SMIC. »

La Confédération Paysanne soutient également la mise en place d’une prime au maintien des troupeaux ruminants (PMTR) avec un plafond par actif pour remplacer la PMTVA qui ne s’adresse qu’aux bovins viande ». Nous demandons à toutes les OPA de Vendée de se prononcer pour le rééquilibrage des aides à travers une motion commune.

La flambée des prix des matières premières n’est pas le seul motif de mobilisation de la Confédération paysanne en cette rentrée. Les récentes annonces de la CIAB qui envisage très fortement de baisser de 2 à 4 euros/m2 la marge des éleveurs de volaille, nous inquiètent pour l’avenir de cette filière. Le groupe Gastronome a déjà voté une baisse de 2€/m2.

Lexique

AGPB : Association Générale des Producteurs de Blé et autres céréales AGPM : Association Générale des Producteurs de Maïs PMTR : Prime au maintien des troupeaux ruminants

Contact Presse : Porte Parole Hubert Piveteau 06 82 91 69 24

Secrétaire Christian Drouin 06 11 62 06 00

Site Internet financé avec le soutien du Conseil Régional des Pays de la Loire

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