La prime à l’engraissement des jeunes bovins mise en place cette année est discriminante. Il faut avoir abattu au moins 50 animaux dans l’année, alors qu’en Loire-Atlantique, la moyenne est de 25 animaux. La Conf’44 a déposé une motion lors de la session de la Chambre d’agriculture du 5 avril pour demander une redéfinition des conditions d’octroi de la prime.
Le Gouvernement a mis en place une prime à l’engraissement des bovins de 11 à 24 mois (génisses et taurillons) d’un montant de 60€/tête pour les années 2012 et 2013.
La Confédération Paysanne a été la première organisation syndicale à dénoncer les conditions discriminantes d’accès à cette prime, puisqu’il faut avoir au moins 50 animaux abattus dans l’année pour la percevoir. En Loire-Atlantique par exemple, la moyenne est de 25 animaux, donc très peu d’exploitations en bénéficieront.
Motion : tenir compte de la réalité des élevages
La CP44 est intervenue en session de la Chambre d’agriculture pour demander une redéfinition des conditions d’octroi de cette prime. Voici le texte de cette motion :
« La Confédération Paysanne, ayant pris connaissance de la prochaine mise en place d’une prime à l’engraissement des bovins de 11 à 24 mois (génisses et taurillons) d’un montant de 60€/tête pour les années 2012 et 2013 dans le cadre de l’article 68 du premier pilier de la PAC, autorisant l’utilisation de 10% des aides du premier pilier pour l’atteinte d’objectifs dans les domaines de l’environnement, de la qualité, des territoires et des risques.
Considérant les conditions discriminantes pour avoir droit à cette prime :
Avoir au moins 50 animaux abattus dans l’année
Faire partie d’une organisation professionnelle (commerciale ou non commerciale)
Avoir contractualisé sur ces animaux
S’inquiète d’une prime qui n’aiderait que les plus gros élevages allaitants et qui éliminerait un grand nombre d’élevages, notamment les élevages avec un atelier naisseur-engraisseur.
Considérant que cette mesure est discriminatoire envers les éleveurs disposant d’un potentiel d’engraissement inférieur à 50 places, c’est-à-dire principalement les éleveurs individuels et les petites structures sociétaires.
Considérant que la mise en place de ce seuil permettra aux plus gros élevages de toucher une prime très importante, créant ainsi une concurrence déloyale entre éleveurs.
Considérant également que tous les éleveurs de bovins viande ont besoin de soutiens spécifiques au vu de la nécessité de l’engraissement en France.
Demande en conséquence une redéfinition des conditions d’octroi de cette prime, notamment la définition :
D’un seuil qui soit en accord avec les réalités des élevages (y compris les élevages naisseurs-engraisseurs)
D’un plafond au-delà duquel la prime serait dégressive (de sa diminution à sa suppression). »
La motion de la Confédération Paysanne a été lue et débattue en session et réécrite, reprenant largement nos propositions.
Mais déposez quand même une demande à la DDTM
La Confédération Paysanne s’oppose aux modalités de ce dispositif, mais elle a appelé :