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Café installation

Non, les circuits courts à Nantes ne sont pas saturés !

mercredi 15 février 2017, par Confédération paysanne de Loire-Atlantique

La réponse des différents intervenants (Terroirs 44, CAP44, Ecossolies, Scopéli…) ne se fait pas attendre : NON les circuits courts à Nantes ne sont pas saturés ! Si de telles affirmations sont parfois portées, c’est sans doute lié au fait que les AMAP ont été très motrices de développement des circuits courts, alors qu’il s’en crée désormais moins. Mais d’autres débouchés ont largement pris le relais.

Tour d’horizon :

Marchés et AMAP :

La dynamique est toujours forte sur les marchés, même à Nantes, avec un important rajeunissement des producteurs. La vitalité démographique du département fait qu’il y a de nombreux marchés communaux très vivants. La « saturation » concernant la vente en paniers est elle-même toute relative, du fait d’un renouvellement régulier des producteurs en AMAP. Du fait aussi d’un travail important pour diversifier la clientèle : le projet Micromarché d’implanter des points de vente en paniers dans plusieurs quartiers de Nantes en est un exemple.

Magasins de producteurs ou spécialisés :

La progression de ce type de marché ne se dément pas. Le magasin de la Ranjonnière a connu une croissance en chiffre d’affaires de 50% en 2 ans. Il s’ouvre toujours de nouvelles échoppes spécialisées type Biocoop (encore l’an dernier à Nantes). La demande évolue à grande vitesse et a tendance à prendre l’offre de court.

« Resto co »

Toute une structuration de filière est en train de se monter pour répondre à la demande croissante d’approvisionnement local et en AB de la restauration collective. Pour les légumes par exemple, 2 légumeries ont été crées à Saint Herblain et à Savenay qui permettent de mutualiser un outil de conditionnement pour fournir des légumes de catégorie 4 (les + demandés : carotte et patate). Une autre est en projet à Ancenis. Moins accessibles a priori aux installations en petite surface du fait d’un calcul prix/volume différent, il faut pour ce débouché comme souvent en agriculture penser à s’organiser en collectif. La possibilité d’acheter du matériel à plusieurs, d’intégrer une CUMA… peut être une solution pour résoudre des problèmes d’échelle et intégrer ce type de débouché porteur.

Les nouveaux débouchés :

Parmi ceux-ci, on entend beaucoup parler de la vente par internet : la (désormais célèbre) Ruche qui dit oui, la Folle tournée paysanne à Nantes par Terroirs 44… Ces plateformes offrent des possibilités, mais attention à ne pas surestimer leur importance du fait de la focalisation médiatique sur les nouvelles technologies. Attention aussi à la « volatilité » de ce type de clientèle moins impliquée et moins régulière dans l’acte d’achat.

Autre type de nouveauté, le projet de supermarché coopératif Scopéli (proche du modèle du magasin la Louve à Paris) a déjà intégré 1500 familles nantaises, soit au moins 3 000 consommateurs potentiels. Les besoins en légumes, produits laitiers et pain sont importants.

Enfin, la grande distribution est à ne pas négliger, car un nombre croissant de GMS souhaite développer et mettre en valeur un approvisionnement local (exemple : le projet d’approvisionnement du Leclerc de Redon par l’espace test de Téhillac).

En conclusion, les circuits courts sont plus que jamais une ressource majeure pour des installations nombreuses sur le département !

Florent Corbet

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