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PAC : La commission européenne avance ses premiers pions !

jeudi 28 octobre 2010, par animation53

Alors que la commission doit annoncer ses premières intentions sur la reforme de la PAC, elle a laissé passer un message fin septembre sur les objectifs de la reforme et de la PAC après 2013.

les 3 objectifs de la commission

  • Une production alimentaire durable avec notamment un meilleur partage de la valeur ajoutée ;
  • Une gestion durable des ressources naturelles pour garantir les pratiques agricoles de production durables et assurer la rémunération de biens publics environnementaux ;
  • Un développement territorial équilibré en soutenant l’emploi rural, maintenant le diversité des systèmes et des spécificités locales.

La Confédération paysanne partage l’essentiel de ces objectifs mais ne voit pas aujourd’hui de propositions et de moyens sérieux pour les atteindre. Nous ne pouvons nous en tenir à des DPU découplés, une assurance revenu et à la restructuration permanente.

D’ailleurs, ce 25 octobre 2010 la commission laisse entrevoir quelques propositions pour faire face à la situation financière catastrophique des producteurs de lait. Après avoir fait le constat que le valeur ajoutée était mal répartie au sein de la filière, la commission propose :

Les propositions de la commission

  • Des contrats optionnels entre producteurs et laiteries qui doivent contenir des éléments essentiels comme le prix, les délais de livraisons et la durée.
  • Que le pouvoir de négociation des producteurs serait rééquilibré. Les termes des contrats mais aussi les prix pourraient être discutés par les organisations de producteurs. Ces regroupements de l’offre ne devraient pas dépasser 3,5% du volume de lait de l’Union.
  • Des organisations interprofessionnelles afin d’améliorer l’information et la transparence des données de productions et de marché. Il est question aussi d’améliorer la concentration de l’offre.
  • La transparence en obligeant les transformateurs à indiquer par mois les quantités de lait cru achetées.

La situation actuelle n’est pas due comme le dit la commission à des outils de régulation désuets mais bien à des décisions politiques de déréguler pour un alignement de l’agriculture sur les règles de l’organisation mondiale du commerce (OMC) et un désengagement total des états.

La contractualisation peut être un outil parmi d’autre, mais reste que le cumul des contrats ne fera pas une politique de volume maîtrisés.

Les organisations de producteurs et les interprofessions sans engagement des pouvoirs publics ni une représentation de l’ensemble des producteurs ne sont en mesure de créer les rapports de force nécessaire face aux transformateurs et distributeurs, nous en faisons d’ailleurs une triste expérience en France.

Il est à craindre que, malgré des objectifs ambitieux, nous ne soyons en train de vivre la fin de la politique agricole commune, la seule vraie politique commune en Europe. Ces projets s’inscrivent malheureusement dans une libéralisation accrue d’une l’économie mondialisée.

C’est maintenant qu’il faut faire pression à tous les niveaux politiques pour sauver notre métier de paysan mais aussi l’espace rural et les territoires dans lesquels nous vivons.

Pierre MESSAGER, Porte parole de la confédération paysanne des Pays de la Loire

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