FLASH INFOS }
dept. 53 : Schéma régional des structures : toujours plus... - dept. 53 : Interpellation G.Garot vendredi 11h00 ! - dept. 53 : L’ADEARM recrute ! - dept. 53 : Soirée projection débat sur la transmission le jeudi 3 octobre à Château-Gontier - dept. 53 : Planète en Fête : la conf parle de la PAC - dept. 53 : covoiturage Mayenne 11 mai NDDL - dept. 53 : l’ADEARM recrute ! - dept. 53 : En 2013 : Le Programme « Agriculture Paysanne » continue en Mayenne ! - dept. 53 : A l’heure du débat sur la transition énergétique, il est temps de reparler de l’éolien ! - dept. 53 : Bien dans sa ferme en Mayenne : "Transmettre pour installer" -
  • Indice des fermages 2017 : 106,28 (-3.02%) Indice des fermages 2017 : 106,28 (-3.02%)

    SMIC : Montants au 1er janvier 2017 (cas général) smic horaire brut 9.76€ smic brut mensuel (base 35h) 1 480,27 €

  • Les cafés installation à venir Les cafés installation à venir

    14/11/17 : Nantes (44) 16/11/17 : Abbaretz (44) 27/11/17 : La Roche sur Yon (85) 5/12/17 : Frossay (44)

menu Actualités Syndicalesmenu Agriculture Paysannemenu Transmission Installationmenu Publicité Foncière
Accueil site > Actualités syndicales > Un gaspillage insupportable des terres agricoles

Projet d’aéroport de Notre Dame des Landes

Un gaspillage insupportable des terres agricoles

vendredi 10 juin 2016, par Confédération Paysanne des Pays de la Loire

Dans le cadre des réunions locales organisées par la Coordination des opposants au projet d’aéroport, des paysans ont souligné la nécessité absolue de préserver l’espace agricole afin de permettre à cet espace de remplir sa vocation nourricière. Et sur ce point, une fois n’est pas coutume, il existe une certaine unanimité de la profession. C’est le message porté par les représentants de la Confédération paysanne, chiffres à l’appui.

Le constat est alarmant : la France couvre environ 55 millions d’hectares dont la moitié est affecté à un usage agricole. Le restant est couvert par l’urbanisation, par les activités forestières, par les montagnes… Mais chaque année, notre pays perd entre 40 000 et 90 000 ha de sa surface agricole, réaffectée à d’autres usages, notamment à l’urbanisation. Pourtant, c’est essentiellement cet espace agricole qui nourrit une population de 66 millions de personnes.

Une équation intenable

L’équation est relativement simple : nous disposons de x ha (un peu plus de 27 millions d’hectares de terres agricoles) avec un rendement moyen à définir. Cela permet d’obtenir un certain volume de production. Mais ce volume n’est pas entièrement consommé. Il faut lui appliquer un coefficient d’efficacité pour tenir compte des pertes (au stockage, au transport et surtout, à la consommation). En France, on estime que la perte se situe entre 30 et 40 % de la production, ce qui nous donne un coefficient d’efficacité de 0,6.

Si nous nous projetons en 2050, on estime que la population française va augmenter de 10 % environ. Si l’espace agricole perd en moyenne 65 000 ha/an, en 34 années (moyenne de la fourchette évoquée ci-dessus), il en perdra 2,2 millions (soit 8 % de l’espace agricole actuel). Les agronomes pensent que les rendements vont baisser. Comment allons-nous pouvoir nourrir notre population avec un espace de production qui diminue, une population qui augmente et des rendements moindres ? Surtout que dans le même temps, on estime que la population mondiale va progresser de 40 %. La seule possibilité dans notre équation est d’améliorer le taux d’efficacité, mais cela ne suffira pas.

Alors la question est cruciale : Comment l’espace agricole, et ses paysans, vont-ils pouvoir continuer à nourrir leurs concitoyens ?

Réduire le gaspillage ne suffira pas

Le projet de transfert d’aéroport est l’exemple même d’un gaspillage injustifié des terres agricoles. Certes, un PEAN a été défini pour préserver un peu d’activité agricole sur le secteur nord de Nantes. Mais combien de paysans y aura-t-il encore dans ce périmètre en 2050 ? Quel paysan acceptera d’être enserré dans un secteur complètement cerné par des zones en pleine densification urbaine (sans compter le barreau routier qui clôt le périmètre au nord) ?

Dans le même temps, des compensations sont envisagées mais, à chaque fois, cela se fait en amoindrissant le potentiel des terres. On prend des bonnes terres pour attribuer des terres moyennes ou des terres moyennes qu’on compense par des terres peu productives.

Pour la Confédération paysanne, nous devons réaffirmer la vocation nourricière de l’espace agricole et de notre profession. C’est pourquoi la projet de transfert de l’aéroport, élaboré au siècle dernier, n’est plus acceptable aujourd’hui. Les accords conclus dans le cadre de la Cop 21 ont désigné comme enjeu primordial la préservations des terres agricoles. On peut donc s’étonner de voir ainsi l’Etat français, qui s’est pourtant fortement félicité de ces accords, en remettre en cause l’un des fondements en défendant un projet d’un autre temps…

Sylvie Frétigné

Portfolio

Des paysans encerclés de béton ? La compensation de la consommation des terres agricoles est (...)

Site Internet financé avec le soutien du Conseil Régional des Pays de la Loire

Conseil Général des Pays de Loire
Confédération Paysanne des Pays de Loire